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 HISTOIRE EN FRANCAIS

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MessageSujet: HISTOIRE EN FRANCAIS   Lun 31 Jan - 8:01

Le 5th New York Volunteer Infantry
ou Duryée's Zouaves






Lors de la guerre de sécession, au nord comme au sud, on vit apparaître des régiments de zouaves.



Le plus célèbre et certainement le plus discipliné de ces régiments de zouaves de l’armée de l’union fut le 5th New York. Ce dernier n’était pas seulement réputé pour son habilité ou pour ses démonstrations d’exercices à la baïonnette les jours de parade mais pour son efficacité au combat et son courage sous le feu de l’ennemi. Les 4 hommes qui commandèrent ce régiment pendant ces 2 années de service – Abram Duryée, Gouverneur Kemble Warren, Hiram Duryée et Cleveland Winslow – étaient intraitables sur la rigueur de l’entraînement ainsi que sur les règles de la vie militaire. Le Général de division George Sykes, l’officier vétéran de l’armée régulière où le 5th New York servit, remarqua « Je doute qu’il y ait un régiment équivalent ou même supérieur dans toute l’armée du Potomac. Le 5th NY est le mieux entraîné. »





Historique du 5th NY :



Le 12 avril 1861, un groupe de militaires enthousiastes se ressembla à Manhattan pour former un régiment de volontaires et signa pour 2 années au sein de l’armée de l’Union. A l’unanimité, ils choisirent de servir sous les ordres du Colonel Abram Duryée, un riche homme d’affaires ayant 30 ans d’expérience dans la milice de New york. A la demande de Duryée, cette nouvelle unité fut équipée d’un dérivé du populaire uniforme zouave. L’accoutrement coloré ainsi que la réputation de Duryée attira rapidement des centaines de volontaires dans le 5th NY ou « Duryée zouaves. »



Alors que la plupart des recrues venaient de Manhattan, 30 étaient de Poughkeepsie. Long Island apporta aussi son lot de militaires. Une sélection d'hommes bien éduqués, imposant physiquement et de grande taille, fut faite. Certains avaient servi dans les armées européennes alors que d'autres étaient de frais diplômés de collèges, des étudiants en droit ou de brillants hommes d'affaires.




Envoyés à Fort Schuyler pour leur premier entraînement, ces guerriers novices commencèrent à apprendre sous la tutelle d'officiers d'expérience comme le Lieutenant Colonel Gouverneur Kemble Warren et le Capitaine Judson Kilpatrick, tous deux sortis de West Point. « J'attends que chacun de mes hommes fasse son devoir comme je fais le mien » dit Duryée à ses troupes. « J'espère faire de ce régiment une gloire pour l'Etat. »



Le 24 mai, le régiment défila dans Broadway sous les acclamations de la foule et pris la route pour la Péninsule de Virginie. Les jours suivants leur arrivée, le Colonel Duryée envoya des hommes en missions de reconnaissance, ce qui impressionna beaucoup la population et fit dire au Private George Tiebout « On nous appelle les diables aux jambes rouges. » Malheureusement ce dernier devait devenir le premier mort du régiment lors de son baptême du feu à la bataille de Big Bethel le 10 juin 1861. Le 5th NY y perdit 31 hommes. Chargeant sous une pluie de mitraille et repoussant l'ennemi vers les tranchées. Le Private Thomas Murphy vit la tête d'un camarade s'arracher de son corps. « Il y avait des morts et des blessés partout » observa le Private Karl Ahrendt. « Des bras et des mains jonchaient le sol » rajoute-t-il.



Le Lieutenant Colonel Warren appela Big Bethel « une affaire peu glorieuse. » A la suite de cela, Warren imposa un programme d’entraînement encore plus rigoureux.



Bien que revendiquant haut et fort les origines des braves combattants algériens, fiers de l’élan et du panache qui caractérisaient ces fameux guerriers, héros de tant de campagnes africaines et européennes, bientôt la dure réalité de la guerre leur apparût, rendant évident le fait que ni le flamboyant uniforme ni l’ardeur au combat n’assurent l’efficacité ni ne garantit le succès sur le champ de bataille. En fait, la plupart des zouaves n’étaient ni meilleurs ni pires que leurs camarades portant l’uniforme traditionnel.



A la fin de juillet, le 5th NY fut transféré à Baltimore, où ils resta 8 mois en garnison sur la colline de Federal Hill et où il fut chargé d’opérer un contrôle sur les villes du nord ayant des sympathies pour le sud. Quand le Colonel Duryée fut promu Général, Warren pris le commandant des zouaves et fut assisté par le Lieutenant Colonel Hiram Duryée. Les troupes de Warren entreprirent des travaux de terrassement sur Federal Hill et mirent en service les gros canons du fort. Ils devinrent experts dans le complexe exercice du maniement de la baïonnette. En mars 1862, le médecin chirurgien Henry May nota « les zouaves sont prêts de la perfection à l’entraînement. » Ils gagnèrent ainsi le respect des habitants de Baltimore et firent l’admiration d’autres régiments de zouaves. Le 5th NY reçu alors l’ordre de rejoindre l’armée du Général Mc Clellan dans sa campagne contre Richmond.



Les New-yorkais colorés firent une très grande impression sur le Général Mc Clellan qui les rattacha à la division du Général Sykes, 5th Corps d’artillerie.



Pendant les 3 mois de l’offensive de Mc Clellan qui eut lieu aux environs de Richmond, fièvre, coups de soleil et maladies affaiblirent les rangs du 5th NY et leur célèbre uniforme devint usé et abîmé. Le 5th NY prit part au siège de Yorktown où il fit bonne utilisation de son artillerie lourde. Le 5th NY joua un rôle mineur mais louable dans la bataille de Hanover Court House le 27 mai mais se fut un mois plus tard, dans un combat désespéré à Gaine’s Mill, que les zouaves de Duryée gagnèrent leur renommée pour leur forte détermination à combattre durant la sanglante bataille des 7 jours :



Le 27 juin 1862, le 5th Corps tentant de couvrir le changement de base de Mc Clellan vers la James River, les troupes de Warren lancèrent une furieuse contre-attaque contre la brigade de Caroline du Sud de Gregg. Chevauchant vers le Colonel Duryée, Warren cria « avancez les couleurs ! Avancez les couleurs et chargez ! » et brandissant leurs drapeaux, les zouaves avancèrent sur le champ de bataille, baïonnettes en avant. Un caroliniens décrivit l’attaque des zouaves comme « la charge la plus désespérée dont j’ai jamais été témoin. » « Le bruit était terrifiant » raconta le Sergent Thomas Southwick « mais par-dessus tout, nous entendions le triomphant et presque amical hurlement des rebelles. » Trempés de sueur et tâchés de poudre, les zouaves restèrent en formation au milieu de la vacillante ligne de l’Union. A un moment, le Lieutenant Colonel Duryée fit stopper ses hommes et après les avoir compté et vérifié que chaque homme était bien à sa place, ordonna la retraite.



La bataille de Gaine’s Mill mit en évidence, que ce soit dans l’armée de l’union ainsi que chez les confédérés, que les zouaves de Duryée n’étaient pas seulement un régiment coloré uniquement bon à parader. « Je pense que c’est un honneur d’appartenir à ce régiment » écrivit le Lieutenant Charles Montgomery. Un soldat confédéré dit à un zouave fait prisonnier « nous n’avons jamais vu plus courageux que les jambes rouges. »





Au milieu du mois d’août 1862, les zouaves furent parmi les troupes de l’Armée du Potomac qui rejoignirent au nord les forces du Général John Pope. Hiram Duryée était rentré chez lui affecté par la malaria et le 5th NY participa à la bataille de Bull Run / Manassas sous les ordres du Capitaine Cleveland Winslow. Dans l’après-midi du 30 août, le Colonel. Warren déploya ses brigades – 5th NY et 10th NY – pour supporter la batterie d’Hazlett, celle-ci faisant face à l’énorme rouleau compresseur des forces confédérées s’abattant sur le flanc droit dénudé du Général Pope. Ce fut un acte désespéré, un sacrifice. Les zouaves de Duryée en payèrent le prix fort. Pris dans le tir croisé avec la Texas Brigade, les 5th NY furent fauchés alors qu’ils se tenaient en ligne. Certains hommes furent atteints 5 ou même 7 fois en quelques secondes et alors que les rebelles gagnaient de plus en plus de terrain, le Colonel Warren ordonna aux survivants de se replier. « J’ai vu mes camarades s’écrouler tout autour de moi » écrivit le Private Alfred Davenport « les gourdes volaient en éclats, les sacs à dos étaient arrachés, les armes brisées en morceaux, c’était un déluge de balles. » En moins de 10 minutes, plus de moitiés des hommes engagés furent mis hors de combat. Le Capitaine Winslow fut le seul des 3 officiers qui échappa au carnage, et bien que tous les porte-drapeaux sauf un furent tués, la précieuse bannière fut ramenée du champ de bataille tâchée du sang de ses porteurs morts au combat.



Leurs rangs renforcés avec l’arrivée de nouvelles recrues, le 5th NY marcha sur Antietam où le 17 septembre, ils se tint en réserve durant le jour le plus sanglant de toute la guerre. 3 mois plus tard, ils se battit à Fredericksburg et le 15 décembre, aida à couvrir la retraite de l’armée fédérale de la ville ravagée. Après plusieurs mois de quartiers d’hiver, le Colonel Cleveland Winslow conduisit les zouaves à leur dernière bataille à Chancellorsville. Leur engagement de deux ans allait en effet bientôt s’achevé. « Les officiers et les hommes du 5th NY se conduisirent comme ils l’avaient toujours fait. Je ne peux pas être plus élogieux à leur sujet » dit le commandant de brigade Patrick O’Rorke.



Pendant que les survivants de ces deux années de guerre rentraient chez eux accueillis comme des héros, 230 dernières recrues furent transférées au 146th NY pour y finirent leurs 3 années d’engagement. En juin, le 146th adopta l’uniforme de zouave et combattit vaillamment jusqu’à la fin de la guerre, 32 anciens 5th NY moururent en service. D’autres vétérans se battirent dans les rangs du 165th NY ou « zouaves de Duryée 2nd bataillon » et le Colonel. Winslow organisa un 5th NY régiment de vétérans volontaires. Ces soldats continuèrent de porter leur uniforme et entretinrent la réputation de combattant des zouaves de Duryée jusqu’à la victoire finale à Appomattox.



Après la guerre, déterminés à faire perdurer l’héritage héroïque des zouaves de Duryée, des vétérans du 5th NY participèrent à des meetings, firent ériger des monuments sur les champs de bataille et défilèrent lors de parades et ce, jusque dans les années 30. Quand William Mc Guffage, le dernier des zouaves de Duryée mourut le 12 mai 1940, il était à 2 mois de son 100ème anniversaire. Ce vieux soldat aurait, sans l’ombre d’un doute, été d’accord avec un autre vétéran Alfred Davenport, qui écrivit : « il n’y a personne plus fière de dire qu’il a servit dans le 5th NY ».



Conclusion :



Les zouaves du 5th NY payèrent un lourd tribut pour leur bravoure. Des 1508 hommes enrôlés, 489 furent tués ou blessés et des centaines furent affectées par la maladie. La bataille de Gaines Mill coûta au régiment 162 des 450 soldats engagés. Lors de la 2ème bataille de Manassas, 330 des 450 zouaves présents furent tués en moins de 10 minutes de – 120 d’entre eux moururent dans ce qu’un survivant appela « le tourbillon de l’enfer. » Mais ces « diables en habits rouges » continuèrent de se battre et ceux qui survécurent au carnage retournèrent à Manhattan où ils furent accueillis comme des héros. Le New York Times dans un article des plus élogieux écrivit : « leurs uniformes étaient déchirés, tâchés de la boue de Virginie et étaient imprégnés de l’odeur de fumée des combats menés durement, mais ces soldats étaient magnifiques. »










Le 5th New York aujourd'hui :
http://www.zouave.org/







Au cours de l'année 1971, soit 3 décennies après que le dernier zouave américain ait disparu, plusieurs mordus de guerre de sécession décidèrent de faire revivre ces valeureux soldats en prenant part à des reconstitutions parés du célèbre uniforme coloré qui fit la gloire du non moins célèbre 5th NY Co A.



Sous le commandement du Capitaine Daley, le 5th NY obtint une place respectable dans l'univers en pleine expansion de la reconstitution, attirant ainsi ceux qui désiraient préserver l'image héroïque du 5th NY original. En 1984, Le Capitaine Harrigton succéda au Capitaine Daley. Il remplit son rôle de leader jusqu’en 1989, année où il partit vivre dans l'Ouest des USA. Fut alors élu pour lui succéder, Brian Pohanka, membre du 5th NY depuis environ 10 ans.



De 1970 à nos jours, beaucoup d'hommes se sont succédés dans les rangs du 5th NY. Tous se sont investis dans cette unité avec un profond respect de la camaraderie, un grand sens du devoir, une certaine fierté et une vénération pour le "Old fifth". C'est ainsi que cette organisation a pu croître et prospérer.



En janvier 1982, le 5th NY Co A fut déclaré association à but non lucratif. Lors de leur meeting annuel qui se tient le dernier week-end de janvier à Gettysburg, sont élus les militaires et officiers du conseil administratif pour les années à venir. Chaque mois est publiée la «gazette du zouave» tenant informés les membres des évènements à venir et publiant des faits et anecdotes historiques ainsi des photos originales du 5th NY Duryée zouaves. Plus d’une douzaine de descendants du 5th NY Vétérans sont affiliés à cette organisation, partageant fièrement leurs histoires et souvenirs de famille et participant à des défilés, parades et ainsi qu'à divers hommages.



Après maintes recherches dans les archives et les collections privées, il a été possible de rassembler des centaines de pages émanant de documents historiques, tels que les états de service des soldats ayant servi dans ce régiment durant la guerre de sécession. Ces informations sont très précieuses, le 5th NY d’aujourd’hui s’efforçant de reproduire aussi fidèlement que possible l’uniforme, les manœuvres ainsi que la vie militaire de la Compagnie de l’époque. Par ailleurs, il a été mis un accent très particulier sur la complexe chorégraphie de l’exercice à la baïonnette – un exercice pour lequel le 5th était à juste titre renommé. Le 5th d’aujourd’hui possède aussi de talentueux musiciens maîtrisant à la perfection le fifre et le tambour.



Il y a deux ans, lors d’un festival, les zouaves du 5th NY furent les invités d’honneur de la ville d’Hirson. Il eurent ainsi l’occasion de défiler, d’assister à des cérémonies et de visiter les champs de bataille de Verdun et du Chemin des Dames rendant ainsi hommage aux zouaves français dont ils portent l’uniforme. Ce voyage leur permit aussi, ainsi qu’à leurs hôtes français, de ne pas oublier les liens étroits qui unissent nos deux pays. En effet, l’armée et la marine française n’ont-elles pas aidées les USA à gagner leur indépendance dans la guerre qui les opposait aux anglais ? Cette « dette » étant largement remboursée avec le débarquement en Normandie le 6 juin 1944.



En participant à des reconstitutions de batailles et diverses cérémonies ainsi qu'à des films et documentaires télévisés, ces hommes ont largement perpétué la mémoire du « Old Fifth ». Leur travail a été hautement récompensé, le 5th NY d’aujourd’hui évoquant par sa seule présence et son nom, les exploits de ce régiment légendaire.



En France le 5th NY compte un reconstitueur qui se rend régulièrement avec son épouse aux USA afin d’y recréer, avec ses camarades américains, la vie de ce prestigieux régiment.





Christine ROUSSEL – 20th Maine Infantry
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