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| | LA MEMOIRE A VIF DE l'ESCLAVAGE | |
| | Auteur | Message |
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Censeur Administrateurs


Nombre de messages: 3165 Age: 54 Localisation: LYON Points: 2148 Date d'inscription: 29/06/2006
 | Sujet: LA MEMOIRE A VIF DE l'ESCLAVAGE Ven 11 Mar - 9:42 | |
| Par Myriam COTTIAS
A travers débats et affrontements, on a vu en 2005 combien l'histoire de l'esclavage et celle de la colonisation, objets repoussés hors frontières scientfiques reconnues, permettaient d'interroger la définition contemporaire de l'Etat et de la Nation.
Dans sa préface à l'ouvrage de Gilberto FREYRE "Maitre et Esclaves- La formation de la société brésilienne", traduit e 1952, Lucien FEBVRE insistait sur la névessité d'étudier "la mobilisation des "peuples de couleur". Il soulignait ainsi la méthode de l'analyse historique définie avec Marc BLOCH : l'exigence du va-et-vient entre le présent et le passé. Un demi-siècle plus tar, c'est précisément cette nécessité qui s'est imposé, sous l'angle politique, aux historiens travaillant sur l'esclavage colonial transatlantique - deux qualificatifs importants, car ils délimitent à la fois des modalités et l'espace de l'esclavage tel qu'il est abosdé dans la plupart des études menées en France.
Je m'y contonnerai ici,bien qu'il soit de moins en moins pertinent de penser cet objet dans les frontières nationales.
Considéré au sein d'un ensemble comprenant la France continentale les départements d'outre-mer surtout, mais aussi Saint-Domingue, devenue Haïti lors de son indépndance en 1804-, l'esclavage désigne quasi uniquement le système de mise en servitude de captifs déportés dans les colonies des Antilles après avoir été achetés dans les sociétés d'Afrique. C'est principalement la traite, le commerce de ces captifs, qui a assuré, le renouvellement et le développement de l population esclave, asservie pour garantir, grâce au sucre et au café, la prospérité commerciale de la France jusq'au XIXem siècle. Ainsi, bien qu'emboîtés l'un dans l'autre, traite et esclavage, ont toujours été deux systèmes distincts: chacun à ses acteurs, ses propres règles d'organisation, de règlementation et de temporalité.
Officiellement, la traite des captifs s'achève en 1814,. En écho à l'abolition promulguée localement à Saint-Domingue, l'esclavage, lui est aboli dans les colonies françaises une première fois le 4 février 1794 par la Convention nationale de la Ière République. Rétabli par Napoléon Bonaparte en 1802, il est de nouveau aboli le 27 avril 1848, lors de la réinstauration de la République. Selon la proclamation officielle, "nulle terre française ne peut plus porter d'esclaves" et les "frères esclaves", affranchis entre dans "la grande famille nationale". |
|  | | PEPPER

Nombre de messages: 1951 Age: 58 Localisation: Région parisienne Points: 2163 Date d'inscription: 04/03/2007
 | Sujet: Re: LA MEMOIRE A VIF DE l'ESCLAVAGE Ven 11 Mar - 13:35 | |
| L'Abolisation !!!! Depuis toujours des voix s'etaient élevés en Europe contre le commerce des être vivent ,mais le mouvement d'opposition à l'esclavage ne prix véritablement de l'empleur qu'à la fin du XVIIIe siècle .cette époque vit , aux état-unis , grande-bretagne et en france , notamment la naissance d'associations en faveur de l'abolisation progressive de l'esclavage. un republicain.. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: LA MEMOIRE A VIF DE l'ESCLAVAGE Sam 12 Mar - 9:30 | |
| Gilberto Freyre, Maîtres et esclaves, Gallimard, réédition. « Tel », 1978.
La thèse
Il y a deux traits majeurs dans ce livre : une sorte de manifeste ou de discours de la méthode ; une idée directrice - bien que l'ouvrage se termine sans conclusion. Maintes fois réédité et traduit, "Casa grande e Senzala" (écrit en 1933) est paru en français en 1952. Traduit par Roger Bastide et préfacé par Lucien Febvre, il fut très bien accueilli en France par l'école des Annales. Le sous-titre ( La Formation de la société brésilienne ) renvoyait en effet à cette grande aventure intellectuelle qui consistait à étudier non plus de grands personnages mais des populations d'anonymes. Guère séduit par le matérialisme historique et par l'économie, Gilberto Freyre s'intéressait aux structures mentales. Se considérant comme un écrivain faisant de l'anthropologie et de la sociologie, il se consacrait à des domaines qui allaient devenir de vastes chantiers pour les historiens, comme la démographie, l'étude des représentations culturelles et de la sexualité - essentielle dans l'ouvrage.
A la diversité des sources, à l'intersection de toutes les sciences sociales, Gilberto Freyre ajoutait une grande liberté et une vivacité de ton, ainsi qu'un souci du concret, fût-il particulièrement cru. En cela, il s'agissait, par rapport aux usages académiques d'alors, d'un manifeste sur la méthode anthropologique.
L'idée directrice, quant à elle, était simple, mais d'une grande portée. Gilberto Freyre s'attachait à saisir comment les populations indienne, portugaise et africaine avaient pu non se juxtaposer, mais se fondre progressivement afin de constituer le peuple brésilien. Il réhabilitait par là même l'héritage indigène et africain jusque-là souvent discrédité. Se fondant sur une conception biologique des peuples et des « races », en attribuant à chacune un « génie » particulier, il arrivait, au final, à pourfendre les théories racistes fondées, elles, sur la différenciation et l'exclusion. L'idée du creuset brésilien amenait à minorer les horreurs de l'esclavage - aboli seulement en 1888 - et la coupure entre Blancs et Noirs. Elle permettait ainsi de renforcer le sentiment national.
Mais c'est la maison du maître, et non la baraque de l'esclave, qui figurait au centre du dispositif. Dans la théorie dite du « lusotropicalisme », élaborée par Gilberto Freyre, et qui mettait au centre le métissage de la colonie portugaise, l'économie de plantation esclavagiste était ignorée. L'anthropologue privilégiait un modèle « familial et patriarcal », aristocratique, mais ouvert sur l'extérieur et prêt à s'enrichir d'apports multiples - à la condition que ceux-ci ne remettent point trop en cause le catholicisme dominant au Brésil.
Qu'en reste-t-il ?
Si l'originalité de la colonisation portugaise au Brésil ne fait pas de doute, notamment par rapport à l'empire espagnol en Amérique, il n'est plus possible de croire que l'esclavage y aurait été plus doux qu'ailleurs ; vision d'un romantisme bien dépassé, comme l'écrivit Orlando Patterson, le grand sociologue père de l'histoire comparée des systèmes esclavagistes ( Slavery and Social Death , Harvard, University Press, 1982).
Quant au concept du creuset, il est à manier avec précaution. Car l'indéniable fusion à l'origine de la société brésilienne d'aujourd'hui ne peut faire oublier la persistance de formes de discrimination et d'exploitation, peut-être moins flagrantes mais tout aussi réelles qu'aux États-Unis. Celui qui reste l'une des figures centrales de la vie intellectuelle brésilienne du XXe siècle témoigne ici des contradictions d'une région, d'une nation et d'une époque. Rencontrant certains des objectifs de l'école des Annales, Gilberto Freyre s'en distingue par la méthode. Il procède par « accumulation de petits détails, par microanalyses » (Roger Bastide), et non par le recours à la fameuse analyse quantitative et sérielle. Maîtres et esclaves n'est donc pas seulement une butte témoin en matière d'histoire des sciences sociales. Toujours utile pour comprendre la société brésilienne, il demeure aussi un livre à méditer.
L'auteurNé et mort à Recife, Gilberto Freyre (1900-1987) fut un homme du Nordeste, la région du Brésil la plus anciennement colonisée. Issu d'une vieille famille aristocratique, il fit ses études à Stanford et Columbia. Revenant au pays en 1923, il rédigea deux ans plus tard le Manifeste régionaliste du Nordeste . En 1933, Casa grande e Senzala (littéralement « Maison de maître et baraque d'esclave », traduit en français sous le titre Maîtres et esclaves ) lui assura une réputation internationale. Gilberto Freyre enseigna au Brésil, au Portugal et aux États-Unis, son oeuvre faisant, dès 1949, l'objet d'un cours en Sorbonne. Député du Pernambouc, l'État fédéré dont Recife est la capitale (1945-1950), et délégué du Brésil auprès de l'ONU (1949-1964), l'homme de la compréhension des différences culturelles fut aussi un nationaliste, qui, soutenant la dictature militaire en 1964, alla jusqu'à justifier la censure de la presse.
http://www.histoire.presse.fr/content/2_recherche-index/article?id=666#titre
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|  | | PEPPER

Nombre de messages: 1951 Age: 58 Localisation: Région parisienne Points: 2163 Date d'inscription: 04/03/2007
 | Sujet: Re: LA MEMOIRE A VIF DE l'ESCLAVAGE Sam 12 Mar - 12:12 | |
| C'est sous l'implusion de Victor Schoelcher que la france , en 1848 abolit par décret l'esclavage.
L'abolition de l'esclavage fut la conséquence d'un ensemble de facteurs: campagnes abolitionnistes declin économique, événement politique... toutefois l'esclavage traditionnel se poursuivit dans maintes contrées d' Afrique jusqu'à la fin du XIXe siècle et au delà ( Nigeria ,jusqu'en 1936) .
En certains lieux reculés, l'esclavage subsite et les abolitionnistes continuent leur lutte. |
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