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 CHANSONS POPULAIRES DE LA GUERRE CIVILE

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William Y W Ripley



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MessageSujet: CHANSONS POPULAIRES DE LA GUERRE CIVILE   Jeu 26 Mai - 20:34

Par Ramona Garcia, Fairfield, Connecticut.

Les chansons de la Guerre Civile contiennent des échos distincts de cette période. Ces chansons ont exprimé ou tendaient à exprimer une multitude d'émotions liées à ce grand conflit : le patriotisme, la fierté martiale, la mort, le mal du pays, la solitude, l’amour, et l’espoir. Comme réflexions sur ce conflit, ces chansons fournissent une approche plus humaine et une compréhension de la période Guerre Civile. Charles Hamm dans "Yesterdays: Popular Song in America" reconnaît que :

La Guerre Civile a laissé un héritage musical qui reflète cette période de la manière la plus vive. En effet, cette musique a été si intimement impliquée aux événements de l’époque qu’elle est devenue une partie d’eux-mêmes’ .

L'observation de Hamm peut servir de thème à cet article.

Les chansons de la Guerre Civile venaient des ballades traditionnelles et souvent sentimentales écrites et éditées pendant les années 1830 , 1840 et 1850 . Un modèle de chanson populaire s’est développé à partir de ces ballades. Les liens entre les chansons américaines et la musique européenne peuvent être entrevues dans ces chansons sentimentales. Plusieurs des compositeurs qui ont écrit ces chansons étaient des Européens qui étaient venus en Amérique.

Le plus célèbre de ces compositeurs était Henry Russell, Britannique de naissance . Russell a reçu sa formation et son éducation musicales en Angleterre et en Italie. Il était membre d'une jeune troupe d'opéra à Londres. Jeune homme, il a élargi ses horizons musicaux en Italie où il a rencontré Bellini, Rossini et Donizetti. En Italie, il s’est imprégné de la musique de l'opéra italien.

Avec sa solide base en musique européenne, Russell a décidé de venir en Amérique du Nord et d'y établir sa carrière . Il n'a pas trop réussi au Canada, alors il est parti à New York. En 1835 il a décidé de composer des chansons descrïptives qui reflétaient les influences de l'opéra italien et de tels compositeurs comme Bellini. Sa première chanson était ...Wind of the Winter's Night..., ...Whence Comest Thou?... D'autres chansons semblables ont inclus ...The Maniac..., ...The Old Arm Chair..., ...My Mother's Bible... et ...Woodman, Spare That Tree.... Le lyrique sentimental était une caractéristique des chansons de Russell qui a assuré leur popularité.

En plus d'être populaires, les chansons de Russell ont été largement diffusées. De nombreuse copies de « feuilles de musique » ont été vendues. De manière plus significative, ces chansons ont aidé à créer la chanson populaire. Les chansons de Russell représentaient la ballade sentimentale traditionnelle qui a fourni un modèle aux chansons de la Guerre Civile.

Les chansons populaires de la Guerre Civile venaient également des chansons des spectacles de ‘Minstrel’ [troubadour]. Les chansons de ‘Minstrel’ représentaient une importante portion des chansons populaires américaines pendant la période d'avant-guerre. Ces chansons ont rencontré leurs audiences par des spectacles et la vente de ‘feuille de musique’ . Avec le développement de la chanson de plantation, le style et le contenu des chansons de ‘Minstrel’ ont changé. Le résultat certain de ce changement fut la création d'un nouveau genre de chanson.

La tradition des spectacles de ‘Minstrel’ était influente dans le développement de la musique populaire parce qu'elle atteignait des audiences larges. Le spectacle ‘Minstrel’ d'avant-guerre était un spectacle complet, musical et théâtral, dont les chansons étaient exécutées et accompagnées au banjo, au tambourin, au violon, et aux ‘cliquettes’. Deux célèbres spectacles de ‘Minstrel’ qui ont eu des retombées importantes et des répertoires étendus étaient les « Virginia Minstrels » et les « Christy’s Minstrels ».

Les ‘Virginia Minstrels’ ont fourni leur part en chansons populaires par l’utilisation des talents créatifs et performants de Frank Bower, de William Whitlock, de Dick Pelham et de Daniel Emmett. Ces messieurs ont écrit et/ou ont composé de nombreuses chansons comprenant ...Uncle Gabriel..., ...Goin Ober de Mountain..., ...Boatman Dance... , ...Old Colored Gemman... et ...Old Dan Tucker....

Les ‘Christy’s Minstrels’ étaient également prolifiques dans leur rendement musical. ...Mary Blan... et ...The Gal with the Blue Dress... étaient les deux seules chansons que les ‘Christy’s Minstrels’ avaient rendues populaires. Si les ‘Virginia Minstrels’ pouvaient compter sur les talents de Daniel Emmett, les ‘Christy’s Minstrels’ avaient Stephen Foster qui a ajouté ...Old Uncle Ned... et ...Louisiana Belle... à leur répertoire.

Avec un répertoire de chansons populaires et des auditoires avides écoutant les performances des ‘Minstrels’, leurs chansons ont atteint un plus grand nombre de personnes grâce à la vente de ‘feuilles de musique’ . En conséquence quand la tonalité, le style et le contenu des chansons des ‘Minstrels’ changeaient, d'autres types de musique populaire en étaient affectés. La chanson de plantation était un genre différent de chanson de ‘Minstrels’ influencé par la ballade sentimentale traditionnelle . Les nègres étaient dépeints avec sympathie et humanité. Les esclaves femelles ont inspiré le plus grand nombre de chansons comprenant ...Angelina Baker... , ...Miss Lucy Neal..., ...Ella Roe... , ...Darling Nelly Gray... et ...Melinda May... de Foster . Une strophe de ...Lucy Neal... illustre les similitudes entre les chansons de plantation et les ballades sentimentales.

One day I got a letter,
And jet black was the seal
It was de announcement ob de death
Of my poor Lucy Neal.


Un jour j'ai reçu une lettre,
et noir de jais était le cachet
c'était l’annonce de la mort
de ma pauvre Lucy Neal.

Excepté pour le dialecte, ...Lucy Neal... était semblable dans le contenu et le style aux ballades sentimentales contemporaines.

Les ventes de ‘feuilles de musique’ de chansons de plantation ont influencé d'autres compositeurs pour créer de nouvelles chansons populaires qui ont laissé tomber les dialecte et caractère de l'esclave mais ont conservé le contenu sentimental et émotif. Les chansons comme ...Annie Lisle..., ...Lilly Dale..., ...Nora O'Neal..., ...Aura Lee..., ...Gentle Annie..., ...Listen to the Mocking Bird... et ...Hazel Dell... de George Root dépeignent les tragédies et les bouleversements émotifs de l'humanité dans son ensemble plutôt que les esclaves.

La musique de spectacle des ‘Minstrels’ a bouclé la boucle . La chanson de ‘Minstrel’, influencée et définie par les chansons sentimentales contemporaines, a mené à la création de la chanson de plantation. La popularité des chansons de plantation a influencé les autres compositeurs pour écrire de nouvelles chansons populaires. Ces nouvelles chansons ont mélangé le spectacle de ‘Minstrel’ et les ballades sentimentales traditionnelles pour fournir un autre modèle pour les chansons populaires de la Guerre Civile.

Comme les chansons de ‘Minstrels’ et les ballades sentimentales, les chansons de Stephen Foster ont fourni les modèles supplémentaires pour les chants de la Guerre Civile . Son influence sur les chansons de la Guerre Civile est venue de sa capacité à mélanger les deux traditions musicales de la chanson de ‘Minstrel’ et de la ballade traditionnelle et à écrire un nouveau type de chanson populaire.

Les premières chansons de Foster étaient des chansons sentimentales traditionnelles de cette période. Ses chansons sentimentales n'étaient pas des succès financiers . Ces premières compositions reflétaient l'imprégnation de la musique de Weber, de Mozart, de Beethoven et des ballades sentimentales de Charles E Horn et d'Henry Bishop . Les premiers travaux de Foster ont donné ...Open Thy Lattice Love..., ...Stay..., ...Summer Breath..., ...Once I Loved Thee Mary Dear..., ...Willie My Brave..., ...Molly, Do You Love Me ?... et ...What Must Fairy’s Dream Be ....

Les chansons sentimentales de Foster reflétaient les influences musicales européennes. Ces chansons lui ont donné le goût très tôt du succès et lui ont permis de développer son propre style musical . Ses chansons de ‘Minstrel’ comprenaient ...Away Down South..., ...Susanna..., ...Uncle Ned... et ...Oh ! Susanna..., en plus de ...Old Uncle Ned... et ...Louisiana Belle... déjà mentionnés .

Foster ne se satisfaisait pas à écrire simplement des chansons de ‘Minstrels’ populaires selon le moule traditionnel. Il voulait apposer sa marque sur ce genre de chansons . Comme les chants de plantation, les nouvelles chansons de Foster ont abandonné le dialecte et souligné l'émotion. Ces chansons qui ont dépeint l'esclave avec sympathie comprenaient ...Old Folks at Home..., ...Massa’s in de Cold Ground..., ...Farewell My Night.... Le succès des nouvelles chansons de ‘Minstrel’ de Foster se situe dans leurs thèmes universels de la « nostalgie pour la jeunesse perdue, pour le foyer, pour les amis ».

Avec sa transformation de la chanson de ‘Minstrel’ en utilisant l'universel plutôt que les thèmes nègres, Foster était maintenant prêt à écrire de nouvelles chansons. A la suite de ses toutes premières compositions, ces chansons comprenaient ...The Voice of By-gone Days..., ...Farewell..., Old Cottage..., ...Wilt Though Be Gone Love ?..., ...Come With Thy Sweet Voice Again..., ...Linger in Blissful Repose... et des chefs d'œuvre tels que ...Jeanie With the Light Brown Hair... et ...Beautiful Dreamer.... Ce nouveau type de chanson populaire, qui s'est développé en dehors de l’expérience de Foster d’avec les chansons de spectacle de ‘Minstrel’ et des chansons sentimentales traditionnelles, a fourni un autre style de chansons de la Guerre Civile.

Les dix-huit chansons qui constituent le corps de cet article ont été divisées en six catégories. Pourtant les personnes de la période de la Guerre Civile qui ont chanté ces chansons n'ont pas identifié un certain nombre de leurs morceaux favoris comme représentatif d’une de ces catégories artificielles. Cette catégorisation synthétique a été beurkçue par des auteurs/compilateurs tels qu'Irwin Silber dans « Songs of the Civil War », Willard A et Porter W Heaps dans « The Singing Sixties » et Richard Crawford dans « The Civil War Songbook » . Les six premières chansons représentent les épanchements patriotiques dans l’agitation au Nord et au Sud. Les trois suivantes illustrent les désirs sentimentaux ardents pour la paix, l'amour, le foyer et la famille. Quatre autres chansons ont été choisies pour dépeindre le sort du soldat, puis trois chansons traitent de la mort du soldat. Et enfin, les deux dernières ont été choisies pour fournir un dernier travail sur ce grand conflit : ou pour la réconciliation ou pour l'hostilité continue des sentiments.
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William Y W Ripley



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MessageSujet: Re: CHANSONS POPULAIRES DE LA GUERRE CIVILE   Jeu 26 Mai - 20:39

Des trois morceaux choisis pour représenter l'Union, les ...The Battle Cry of Freedom... , ...The Battle Hymn of the Republic... , et ...We are Coming Father Abraham... ne sont apparus qu'en 1862.

En 1862 Lincoln réclamait plus d'hommes pour l'Armée et la Marine, et George Root a répondu en écrivant ...The Battle Cry of Freedom... . George Frederick Root, compositeur, musicien, et enseignant, a passé les vingt-quatre premières années de sa vie dans son état natal du Massachusetts. C’était un musicien professionnellement qualifié dont les premières aspirations de carrière étaient dans le domaine de l'enseignement musical et dans la formation d’enseignants en musique.
En 1850, Root habitant alors à New York, élargissait ses horizons musicaux en effectuant un voyage en Europe. Il y recevait une formation vocale pendant son séjour. En 1851 il était prêt à commencer à composer. Bientôt il composait des chansons comme ...Hazel Dell... , ...Rosalie... et ...The Prairie Flower... .
En 1859 Root fait le dernier et probablement le voyage le plus réussi de sa carrière pour Chicago, en Illinois. Il était allé travailler chez Root and Cady, la société de musique de son frère. Peu de temps après le début de la Guerre Civile, Root composait ...The First Gun Is Fired... . Ce morceau était le premier d'une collaboration exceptionnelle entre George Root et la Guerre Civile et qui a eu comme conséquence ...Forward, Boys, Forward... , ...Tramp! Tramp! Tramp!... , ...Just Before the Battle Mother..., ...The Vacant Chair... , et l'immortel ...The Battle Cry of Freedom... qui a été joué la première fois par les frères Lombard à Chicago. Peu après les Hutchinson's jouaient la chanson à New York City.
...The Battle Cry of Freedom... fut évidemment un best-seller . Les ventes de « feuilles de musique » atteignaient le chiffre de 3.500.000 en 1864.
...The Battle Cry of Freedom... était si populaire que même la Confédération avait sa version. Les paroles de la version confédérée soulignaient les Droits Sudistes et la tyrannie Nordiste. Ironiquement l'expression Shouting the Battle Cry of Freedom a été maintenue. Peut-être le Sud avait-il jugé que cette expression pouvait se rapporter à sa propre lutte pour l'indépendance.
L'inspiration musicale de Root s’est éteinte peu après la fin de la Guerre Civile , mais pendant cinq années glorieuses il avait laissé une marque indélébile sur la Guerre Civile et la musique américaine. A sa mort en 1895 le ‘New York Sun’ a succinctement résumé la contribution de George Root : « George Root a fait plus pour préserver l'Union que beaucoup de brigadiers-généraux, et presque autant que certaines brigades ».

Comme ...The Battle Cry of Freedom... , ...We Are Coming Father Abraham... fut la réponse de l’auteur à l’appel lancé par Lincoln pour des volontaires. James Sloan Gibbons étaient le fils d'un docteur Quaker. Par conséquence, un des intérêts de Gibbon était la croisade anti-esclavagiste. Son autre passion était pour le monde financier, et à vingt-cinq ans il quittait le Delaware pour New York City. Il était partiellement responsable d'établir la ‘Broadway Bank’ et l’ ‘Ocean Bank’ . Il a également écrit un certain nombre de livres traitant de matières et de thèmes financiers comprenant les Banques de New York, leurs Revendeurs, la ‘Clearing House’ et la panique de 1857, la dette publique des Etats-Unis, et un livret sur l’Organisation de la Dette Publique et un Plan pour soulager le Trésor.
En 1862 il se tournait de la prose vers la poésie avec ...We are Coming Father Abraham... édité par le New York Evening Post. La poésie est bientôt devenue populaire. L.O. Emerson, Stephen Foster, et les chanteurs de la Famille Hutchinson écrivaient chacun leur propre arrangement musical pour la poésie de Gibbon. Sur la couverture originale de la ‘feuille de musique’ de l'arrangement de L.O. Emerson, William Cullen Bryant est cité en tant qu'auteur des paroles. Bryant a bientôt corrigé l’erreur en disant que Gibbon les avait écrites .

À la différence des deux morceaux précédents, ...The Battle Hymn of the Republic... n'était pas le résultat d'un événement spécifique. L’auteur Julia Ward Howe, poète, conférencière, et essayiste, a passé les vingt-quatre premières années de sa vie à New York City. Elle a épousé Samuel Gridley Howe en 1843 et après une année de voyage en Europe, le couple s’installait à Boston. Entre les naissances de six enfants, elle écrivit deux livres de poésie, Passion Flowers et Words for the Hour , deux livres de voyage, A Trip to Cuba et From the Oak to the Olive , et une tragédie The World's Own .
En 1861, Mr et Mme Howe allaient à Washington, D.C . Pendant leur séjour, Mme Howe et quelques amis sont allés voir une revue militaire en dehors de Washington. Sur le chemin du retour à Washington, ses compagnons et elle commençaient à chanter une variété de ballades de guerre comprenant le ...John Brown's Body... . A l'origine ce morceau, ...Say, Brothers, will you meet us on Canaan's Happy Shore?... avait été écrit par William Steffe de Caroline du Sud environ six ans avant la Guerre Civile. Les nouvelles paroles ont été fournies par le douzième régiment du Massachusetts à propos de leur Sergent John Brown . Enfin les paroles ont encore changé pour se rapporter au John Brown le plus célèbre .
Un de ses compagnons, le Révérend Clarke, lui a demandé d'écrire de nouvelles paroles à la chanson. Mme Howe se réveillait tôt le matin suivant avec un chant pratiquement prêt à être recopié.
Je me suis étendu presque tranquillement jusqu'à ce que le dernier vers soit accompli dans mes pensées, puis je me suis levé en hâte, en me disant, « je perdrai tout ceci si je ne l'écris pas immédiatement. » J'ai cherché une feuille de papier et un vieux morceau de crayon que j'avais eu la nuit d’avant et j’ai commencé à gribouiller les lignes presque sans regarder, comme j'avais appris à le faire en raturant souvent des vers dans la salle obscurcie où mes petits enfants dormaient. Après avoir accompli ceci, je me suis étendue à nouveau et me suis endormie, mais pas sans le sentiment que quelque chose d'important m’était arrivé .
James T Field, rédacteur de la revue Atlantic Monthly, donnait à la poésie de Julia Ward Howe un nom. En 1862 ...The Battle Hymn of the Republic... paraissait dans la revue Atlantic Monthly et Julia Ward Howe recevait cinq dollars et l'immortalité pour cette chanson . Julia Ward Howe est morte à l'âge de quatre-vingt-douze ans un peu moins de cinquante ans après qu'elle ait écrit ...The Battle Hymn of the Republic... .
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MessageSujet: Re: CHANSONS POPULAIRES DE LA GUERRE CIVILE   Jeu 26 Mai - 20:45

Des trois chansons choisies pour représenter la Confédération, les …Dixie…, …The Bonnie Blue Flag… et …Maryland, My Maryland… avaient été éditées vers 1861.

Dixie… a été composée par Daniel Decatur Emmett et exécutée pour la première fois à la Nouvelle Orléans, Emmett qui était compositeur, amuseur, et autrefois éleveur de poulet. Sa formation musicale a été autodidacte . Il était « violoneux », joueur de banjo, et instruit pour jouer du fifre et du tambour pendant un court séjour dans l'armée.
En 1843, Emmett, Billy Whitlock, Frank Bower et Dick Pelham formaient les ‘Virginia Minstrels’ . Ces ‘Virginia Minstrels’ étaient le point culminant de la fascination d'Emmett pour la musique noire. Ce quartet d’interprètes aux visages noircis a été bien accueilli à New York et à Boston. Les années d'Emmett au sein des ‘Virginia Minstrels’ furent musicalement productives avec pour résultat un certain nombre de chansons : …De Boatman's Dance…, …Old Dan Tucker…, …My Old Aunt Sally… et …Blue Tail Fly….
En 1859, Emmett, une des vedettes des ‘Bryant's Minstrels’, écrivait …Dixie… . Le nombre et la variété de versions imprimées disponibles sont une mesure de sa popularité.
Dixie… n'est pas restée aux mains nordistes longtemps. Au mois de décembre 1860, le morceau était présenté à Charleston par une troupe de ‘Minstrels’ . De nouvelles paroles ont été également écrit par le Général Albert Pike (CSA) . Les paroles militaires de Pike ont transformé ..Dixie… en chanson sudiste de ralliement.
Les talents poétiques de Pike sont évidents dans ces nouvelles paroles.
Emmett également a écrit un nouveau texte pour tenter de ramener …Dixie… dans les mains nordistes, mais celui-ci n’était pas réussi.
Dixie… était maintenant la chanson de la Confédération.

Le deuxième morceau choisi pour représenter la Confédération est …The Bonnie Blue Flag… . L'auteur Harry B Macarthy, un chanteur né en Angleterre et compositeur de chansons, a fait sa carrière dans le Sud. Il avait vingt-sept ans au début de la Guerre Civile . Il a exercé dans un certain nombre de théâtres et de salles de spectacle sudistes à Richmond, la Nouvelle-Orléans, Mobile, Petersburg et Wilmington. En 1861 Macarthy écrivait un nouveau texte à la chanson …The Irish Jaunting Car… qu'il appelait …The Bonnie Blue Flag… et qu’il chantait pour la première fois à Jackson, au Mississippi. Les sept strophes de la chanson fournissent une chronique de la formation de la Confédération. Le thème était sur la protection des droits et de la propriété sudistes.
Il y eut un certain nombre de réponses de l’Union à …The Bonnie Blue Flag… avec des titres tels que …A Reply to the Bonnie Blue Flat… , … Our Beautiful Flag… , …The Bonnie Red, White and Blue… , …The Flag with Thirty-four Stars… , …The War Song for '61… , …Shoulder Arms… et …Down with the Traitors' Serpent Flag… . Certains de ces morceaux utilisaient la même musique que …The Bonnie Blue Flag… tandis que d'autres avaient leur propre musique. Les paroles les plus puissantes viennent de …The Stars and Stripes of Old… .
En plus du …The Bonnie Blue Flag… , Macarthy a également écrit …Missouri ! … ou …A Voice form the South… et …The Volunteer… ou …It is My Country's Call… . Ironiquement Macarthy a détruit sa réputation en abandonnant la Confédération vers la fin de la guerre en se dirigeant vers le Nord plutôt que de retourner en Angleterre. Avant cette extrémité honteuse, …The Bonnie Blue Flag… avait atteint un public au Nord, au Canada et en Angleterre aussi bien que dans le Sud.

Comme …The Bonnie Blue Flag… seules les paroles étaient nouvelles pour …Maryland, My Maryland… . Né à Baltimore, au Maryland en 1839, l'auteur, James Ryder Randall, a poursuivi une carrière dans la poésie, le journalisme, et l'enseignement. Il a par la suite assuré une fonction en tant qu'enseignant en anglais et en latin à Poydras College en Louisiane. Il a écrit le poème Maryland, My Maryland en réponse « à l'attaque sur le 6ème Massachusetts pendant qu'il traversait Baltimore et à la blessure d'un de ses camarades de classe quand les troupes tirèrent sur la foule. » … Maryland, My Maryland… a été imprimé au New-Orleans Delta .
La chanson atteignait Baltimore grâce au journal pro-sudiste The South. Jennie Cary de Baltimore décidait d'employer la musique de …Lauriger Horatius… qui est très semblable à …Tannenbaum O Tannenbaum… [mon beau sapin, ça vous dit quelque chose] pour …Maryland, My Maryland… . Jennie, Hetty, et leur frère s’échappèrent en Virginie. Leur cousin Constance Cary Harrison a composé une exécution de …Maryland, My Maryland… pour les troupes sudistes :
Nous [Constance et Jennie] tous les deux l'avons chanté parmi un petit groupe de visiteurs en septembre 1861, nous tenant devant l’entrée de la tente du Capitaine Sterrett à Manassas, la ligne des hommes du Maryland nous faisant face en cette fin de soirée."
C'était en réponse à la demande envoyée par les soldats à leur ami, le Capitaine Sterrett, « afin qu’ils puissent entendre la voix d'une femme, encore. » Je peux entendre maintenant le balancement de ce grand chœur , tandis que les hommes graduellement reprenaient le refrain et lui faisaient écho, et le jour suivant, à notre joie et notre fierté, le camp entier à Manassas résonnait du …Maryland, My Maryland… !


Dernière édition par William Y W Ripley le Jeu 26 Mai - 21:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CHANSONS POPULAIRES DE LA GUERRE CIVILE   Jeu 26 Mai - 20:46

Les trois chansons choisies pour représenter les soucis, les espoirs et les craintes des êtres aimés restés à la maison, sont …Lorena…, …The Vacant Chair… et …Weeping, Sad and Lonely… éditées en 1862. …Lorena… a été sûrement édité avant, en 1857.

…Weeping, Sad and Lonely… était un effort de collaboration entre le parolier Charles Carroll Sawyer et le compositeur Henry Tucker . Tucker avait écrit la musique pour une variété de morceaux comprenant …Our Color Guard…, …I Know My Mother's Hand…, …Dear Mother, I've Come Home to Die…, …My Boy, How Can I See You Die… et …Waiting For the Loved One… . Charles Carroll Sawyer a écrit à la fois les paroles et la musique pour un certain nombre de chansons comprenant …Who Will Comfort Me…, …He Was Not Afraid to Die!…, …I Dreamed My Boy Was Home Again…, …Coming Home…; ou …the Cruel War Is Over… et …When the Boys Come Home! …
Les paroles de Sawyer évitaient de choisir un camp. En conséquence ses morceaux étaient aussi bien reçus dans le Nord que dans le Sud.
Les ventes de « feuilles de musique » pour …Weeping, Sad and Lonely… ont atteint le chiffre d’un million . Avec de légers ajustements, …Weeping, Sad and Lonely… faisait sans risque le voyage jusque dans le Sud .
De nombreuse éditions de « feuilles de musique » ont été éditées dans la Confédération.
…Weeping, Sad and Lonely… produisait une réponse sous forme de nouvelles chansons. Celles-ci ont inclus …This War Is Over I Will Come Back to Thee…, …Yes, I Would the War Were Over…, …Yes, Darling, Sadly I Remember… et du Sud …When Upon the Field of Glory…

À l'origine édité en 1862 et vendu pour vingt-cinq cents …The Vacant Chair… était populaire dans la Confédération et l'Union. …The Vacant Chair… était à l'origine une poésie écrite par Henry S Washburn pour commémorer la mort de John William Grout, un jeune soldat du Massachusetts. John devait passer le « Thanksgiving » avec sa famille mais avait été tué au combat en octobre 1861. Quand la famille s'est assise pour le repas de « Thanksgiving », la chaise de John était malheureusement vide.
En 1862, George Root fournissait l'arrangement musical à la poésie de Washburn. …The Vacant Chair… était populaire dans la Confédération et l'Union parce qu'elle reflétait la véritable inquiétude des personnes pour leurs bien-aimés qui combattaient. La strophe la plus intense de …The Vacant Chair… contient ces vers :

True they tell us wreaths of glory
Evermore will deck his brow,
But this soothes the anguish only
Sweeping o'er our heartstrings now.

En vérité elles nous indiquent que les lauriers de la gloire
toujours orneront son front,
mais ceci apaise l'angoisse seulement
en balayant maintenant le serrement de nos cœurs.

John William Grout peut être un héros, mais il offre peu de consolation à sa famille affligée. Il y aura toujours un vide dans leurs vies.
La « feuille de musique » originale a été éditée par Root et Cady à Chicago en 1862. …The Vacant Chair… a coûté trente cents. La couverture de la « feuille de musique » porte les images miniatures illustrant différentes chansons de Root et Cady. L'image illustrant …The Vacant Chair… est juste au-dessus du titre. Elle montre la famille entière recueillie pour le dîner avec la chaise vide du jeune soldat au premier plan.
La vente de « feuilles de musique » atteignait les 100.000 exemplaires. Les sociétés sudistes de musique de J H Hewitt, J C Schreiner and Son et de Davies and Sons l’ont éditée pour la Confédération. D'autres chansons ont été écrites pour profiter de l'énorme popularité de …The Vacant Chair… comprenant …Sleeping in the Valley…, …There's a Dear Vacant Chair… par les Hearthstone, …Oh, We Miss You at Home… et …Kiss Me Before I Die, Mother…

À la différence des deux chansons précédentes …Lorena… a eu quatre ans pour accumuler un auditoire avant que la Guerre Civile ne commence. …Lorena… était l'effort de collaboration du Révérend H D L Webster et de Joseph P Webster. Le morceau était à l'origine une poésie que le ministre du culte a écrit pour commémorer son amour perdu . Joseph P Webster a fourni un arrangement musical à cette poésie.
En 1857, …Lorena… faisait sa première apparition sur papier à Chicago. Pendant la Guerre Civile …Lorena… est devenu encore plus populaire.
Les Sudistes en particulier avaient un faible pour …Lorena…
Mme Chestnut montrait des sentiments quelque peu différents envers la chanson :
« Maggie Howell dit qu'il y a une fille dans de grands cerceaux et une robe de calicot à chaque piano entre cet endroit et le Mississippi, frappant sur une chose hors de mode -- et levant les yeux sur le visage d'un homme qui porte [l’] uniforme confédéré. Très sale est cet uniforme et en mauvais état à cause des combats, mais le cœur de l'homme est assez pur, alors qu’il se penche sur elle, pour croire en Lorena. »
Et dans une entrée postérieure de son journal intime Mme Chestnut énonce : « Je pourrais tout sauf rire de …Lorena… ».
En dépit des vues de Mme Chestnut les sociétés sudistes de musique de Schreiner, J A McClure et Blackmar ont comptabilisé cinq éditions de « feuilles de musique » pour …Lorena…, et Websters décidait de les rejoindre et de profiter de son succès avec …Paul Vane…; ou …Lorena’s Reply…
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MessageSujet: Re: CHANSONS POPULAIRES DE LA GUERRE CIVILE   Jeu 26 Mai - 20:47

Des quatre chansons choisies pour traiter le thème à plusieurs facettes de l'existence du soldat …Just Before the Battle, Mother…, …When Johhny Comes Marching Home Again…, …Tenting on the Old Camp Ground… et …Marching Through Georgia… sont apparus entre 1863 et 1865.

…Just Before the Battle, Mother… a été écrit par George F Root en 1862. Dans son autobiographie, George F. Root a expliqué les raisons de son écriture .
« Comme je l'ai dit, quand quelque chose qui se produit peut être exprimé dans une chanson, ou quand le cœur de la nation a été remué par des circonstances ou des conditions particulières provoquées par la guerre, j'écrit ce qui je pense exprimerait alors les émotions des soldats ou du peuple. Décrivant les conditions et les pensées du soldat la veille d’un combat, j'ai écrit …Just Before the Battle, Mother… et …Within the sound of the enemy’s guns… » .
Root n'a pas pu résister à employer une partie des paroles pour donner une publicité supplémentaire à son …Battle Cry of Freedom…
…Just Before the Battle, Mother… a été éditée en 1863 par la société de musique "Root and Cady" de Chicago . Le morceau coûtait vingt-cinq cents. La musique de feuille était composée du titre en lettres décoratives avec un croquis du drapeau des États-Unis dans un coin. En 1864 les ventes de feuilles de musique atteignaient les 100.000 exemplaires .
…Just Before the Battle, Mother… était également un succès dans la Confédération. Les paroles et la musique sont demeurés intacts partout où elles ont été exécutées ou imprimées dans la Confédération. J W Davies & Sons de Richmond, en Virginie a édité la feuille de musique en 1865 . Richard Harwell dans « Confederate Music » déclare incorrectement que le morceau était d'Henry Clay Work . Les Sudistes décidaient de profiter de ce succès avec des morceaux tels que …Mother Is the Battle Over… de Benedict Roefs.
Assez étonnamment …Just Before the Battle, Mother… a eu un succès international. Le morceau a été exécuté la première fois en Grande-Bretagne par les Christy Minstrels . Les Anglais l'ont aimé tellement qu'ils ont essayé de prétendre d’avoir écrit la chanson. Ils ont dit que c’était une chanson britannique remontant à la guerre de Crimée . Même Root lui-même n'a pas pu résister à profiter de la popularité de sa chanson avec …Just After the Battle…

…When Johnny Comes Marching Home Again… a aussi une histoire intéressante. Les paroles ont été écrites incontestablement par Patrick Gilmore employant son nom de plume Louis Lambert . La source de la musique demeure une question sans réponse. La musique originale venait d'une chanson d'Irlandais ou de nègre. Ni l'une ni l'autre des théorie ne peuvent être franchement prouvées .
En dépit du nom de plume, l'identité de Gilmore peut être prouvée. C’était un Irlandais avec une fascination perpétuelle pour les fanfares et la musique de fanfare . Il a reçu son éducation musicale du chef de fanfare militaire locale d’Athlone, en Irlande. Gilmore est venu au Canada comme joueur de cornet dans cette fanfare militaire. En 1850 il est allé à Salem, au Massachusetts lancer sa carrière comme chef de fanfare. Peu de temps après, il organisait la fanfare Gilmore. Cette fanfare a parcouru tout le pays.
Quand la Guerre Civile a commencé, il est devenu le chef de fanfare du 24ème régiment du Massachusetts. Deux ans après il était promu pour diriger le Département de Louisiane pour les fanfares militaires . Gilmore a principalement écrit de la musique pour fanfare, des chansons et de la musique de danse. …When Johnny Comes Marching Home Again… reste le plus célèbre morceau de Gilmore .
La feuille de musique a été éditée à Boston par Henry Tolman & Company en 1863. Le morceau a coûté trente cents. Le titre et les noms de la Fanfare Gilmore et de Louis Lambert apparaissent sur la couverture en lettres décoratives . Assez étonnamment, Louis Lambert est crédité des paroles et de la musique. Le morceau est dédié à l'Armée et à la Marine de l'Union et a été exécuté la première fois par la Fanfare Gilmore .
…When Johnny Comes Marching Home Again… était populaire dans le nord et dans le Sud. Le morceau a inspiré de nombreuses imitations comprenant une version confédérée …For Bales… et une version sans titre inspirée par l'Armée du Potomac. Finalement, la guerre hispano-américaine lui a redonné la vie .

À la différence de …When Johnny Comes Marching Home Again…l’humeur de …Tenting on the Old Camp Ground… est songeuse. Elle a été écrite par Walter Kittredge en 1863. Incapable d'intéresser une société de musique pour éditer la feuille de musique, il a donné le morceau à la famille Hutchinson pour l’interpréter . Celui-ci s’est immédiatement propagé et a été énormément populaire. La « Oliver Ditson Company » a accepté de publier la feuille de musique .
La feuille de musique était disponible dans le Nord, coûtant trente cents. En plus d'Oliver Ditson & Cie. de Boston, J Church Jr. de Cincinnati, W A Pond & Cie. de New York, J C Haynes & Cie. de Boston et J E Gould de Philadelphie sont énumérés comme éditeurs et distributeurs. La couverture de la feuille de musique contient le titre et les noms de Kittredge et de la famille Hutchinson en lettres décoratives, plus des croquis de tentes dans les coins inférieurs. En 1865, 100.000 copies de la feuille de musique étaient en circulation.
La raison de son énorme popularité était son désir de paix. En 1863, les gens étaient dans l'humeur de chansons de guerre plus sensibles, moins militantes .
…Tenting on the Old Camp Ground… était également bien reçu dans la Confédération. Le morceau s’adressait aux Nordistes . Les éditeurs confédérés de musique n'ont jamais publié la feuille de musique à cause de cela . Probablement, quand le morceau est devenu populaire dans le Sud, les exigences de la guerre ont empêché tout effort d'édition de la feuille de musique . Les paroles pour la version sudiste étaient tout à fait différentes du morceau original de Kittredge, seules quelques lignes sont demeurées quelque peu intactes .
La popularité des chansons assurait un créneau pour les imitateurs. Une de ces imitations était celle de J W Turner …We’re Tenting on the Old Camp Ground… Ce morceau ne s'est jamais vraiment propagé dans le public qui préférait la chanson de Kittredge. Walter Kittredge a également écrit …The War Will Soon Be Over… et …When They Come Marching Home… Ces morceaux ne furent jamais aussi populaires que son chef d'œuvre …Tenting on the Old Camp Ground…

En 1865, la fin de la Guerre Civile était en vue. Le …Marching Through Georgia… d'Henry Clay Work était le résultat de la campagne extrêmement réussie en Géorgie du Général Sherman. La meilleure critique de cette chanson a été donnée probablement par le collègue et mentor de Work, George Root .
Né au Connecticut en 1832, Henry Clay Work a passé son enfance en Illinois. Son père a été emprisonné pour avoir aider des esclaves fugitifs à s'échapper . Quand il avait treize ans, Work et sa famille sont retournés au Connecticut. C’était un musicien autodidacte dont le premier effort fut …We Are Coming, Sister Mary…, et en 1862 il avait écrit …Kingdom Comin… qui a été bien accueilli et révéla le talent de Work pour l'usage du dialecte des nègres . Cette dernière chanson a mené Work à une association fructueuse avec la société de musique « Root and Cady » .
En 1884, Work décédait dans son état natal du Connecticut.
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William Y W Ripley



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MessageSujet: Re: CHANSONS POPULAIRES DE LA GUERRE CIVILE   Jeu 26 Mai - 20:47

Les trois prochaines chansons traitent du décès des soldats. …All Quiet Along the Potomac Tonight…, …The Drummer Boy of Shiloh… et …Somebody’s Darling… sont apparues respectivement en 1861, 1862 et 1864 .

…All Quiet Along the Potomac Tonight… était à l'origine une poésie baptisée The Picket Guard de Mme Ethel Beers du Massachusetts. La poésie est parue dans le Harper’s Weekly du 30 novembre 1861. Elle était populaire dans le Nord et dans le Sud et par conséquent les compositeurs nordistes et sudistes lui ont fourni une musique .

John Hill Hewitt a composé la musique pour la version sudiste de …All Quiet Along the Potomac Tonight…. Hewitt semble avoir été l'équivalent confédéré de George F Root . Il a passé les vingt et une premières années de sa vie dans le Nord, étant né à New York en 1801. Il est passé par West Point et a reçu une partie de son éducation musicale de la part du bandmaster(Chef Musicien) . Il est parti pour le Sud en 1822, et excepté un bref séjour dans le Nord, il a vécu dans le Sud pour le reste de sa vie.

Pendant la Guerre Civile, Hewitt était occupé à l’écriture de pièces et de chansons . Il a toujours eu une passion pour la musique et le théâtre. Il a écrit de nombreuses pièces traitant de la guerre telles que The Battle of Leesburg, The Courier; ou The Siege of Lexington, The Exempt! ou Beware of the Conscrïpt Officer!, King Linkum the First, The Roll of the Drum, et The Scouts; ou The Plains of Manassas . Il a également écrit un certain nombre de chansons traitant de la guerre et du Sud telles que …Dixie, the Land of King Cotton…, …You Are Going to the Wars, Willie Boy!..., …When Upon the Field of Glory…, …une Answer to When This Cruel War is Over…, …The Stonewall Quickstep…, …The Soldier’s Farewell…, …The Young Volunteer… et …The Unknown Road…. L'arrangement de Hewitt pour ...All Quiet Along the Potomac Tonight... est passé par trois éditions différentes de « feuille de musique » dans la Confédération.

Le Nord a eu sa sélection d’au moins quatre versions avec des musiques de David A Warden, de H Coyle, de J Dayton et de W H Goodwin. Ces versions nordistes ont souvent conservé le titre original de The Picket Guard. Assez curieusement la couverture pour une des éditions de « feuille de musique » éditée à Baltimore en 1863 n’indique ni le compositeur ni l'auteur des paroles, bien qu'elle emploie le titre …All Along the Potomac Tonight… .

En dépit de ses nombreux arrangements musicaux la chanson est fondamentalement un excellent morceau de poésie. L'inévitabilité de la mort, dans ce cas-ci celle d'une sentinelle, anime la poésie entière.

Avec ou sans musique, The Picket Guard se suffit à elle-même .

Un autre morceau populaire était …The Drummer Boy of Shiloh… de William Shakespear Hay . Hay a écrit les paroles et la musique d'autres chansons pendant la guerre telles que …The Old Sergeant…, …Oh, I Wish This War Was Over…, …The Unhappy Contraband… et …Our Boys have All Come Home… . Il a été employé par le propriétaire d’un magasin de musique et éditeur de Louisville, D P Faulds . Faulds a publié la première édition de « feuille de musique » de …The Drummer Boy of Shiloh… . La chanson était très populaire et a inspiré un certain nombre de chansons semblables telles que …The Drummer Boy of Vicksburg…, …The Drummer Boy of Nashville…, …Little Harry the Drummer Boy… et …The Dying Drummer Boy… . La chanson était populaire aussi dans la Confédération et Blackmar and Brother Music Firm d'Augusta, en Georgie a édité la « feuille de musique » en 1863.

La couverture de la « feuille de musique » pour l'édition nordiste montre le garçon/tambour mourant entouré par ses camarades et disant ses dernières prières . La "feuille" coûtait cinquante cents et un des distributeurs était la société de musique Root and Cady. La couverture pour l'édition sudiste montre également le garçon/tambour mourant disant ses dernières prières mais cette illustration n'est pas aussi efficace que la couverture pour l'édition nordiste. D'autres éditeurs/distributeurs de la Confédération comprenaient J W Randolph and Jas. Woodhouse & Co. de Richmond, en Virginie, J W Burke de Macon, en Géorgie, et de HC Clark de Mobile, en Alabama.

La carrière musicale de Hay a éclaté les années qui ont suivies la Guerre Civile. Il a écrit un certain nombre de chansons populaires telles que …We Parted by the River Side…, …Write Me a Letter from Home…, …Driven from Home…, …I’ll Remember You, Love, in My Prayers…, …Nobody’s Darling… et …Molly Darling… . Les ventes de « feuilles de musique » pour …Write Me a Letter from Home… et …We Parted by the River Side… ont chacune atteint les 300.000 exemplaires . Néanmoins William Shakespeare Hay est probablement mieux connu pour …The Drummer Boy of Shiloh… .

Le dernier morceau, …Somebody’s Darling…, était à l'origine une poésie écrite par Marie Ravenel de LaCoste de Georgie. La poésie est parue la première fois en 1864. Mlle de LaCoste a proposé sa poésie à Hermann L Schreiner de la société de musique J C Schreiner & Son de Savannah en lui demandant qu'elle soit transformée en chanson. Schreiner a fait suivre la poésie et la requête à John Hill Hewitt .

L'édition sudiste de la « feuille de musique » a été éditée en 1864 par J C Schreiner & Son de Macon et Savannah, en Georgie et par Schreiner & Hewitt d'Augusta, en Géorgie. Elle était également populaire dans le Nord. Le nombre de Nordistes qui ont fourni une musique pour cette chanson comprenait Mme E K Crawford, Leon C Weld, A J Abbott, William Cumming et C Everest .
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CHANSONS POPULAIRES DE LA GUERRE CIVILE

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