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 LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR

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grognard



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MessageSujet: LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR   Lun 11 Sep - 17:52

REVOLVERS D'ORIGINE BELGE UTILISES PAR LES CONFEDERES

Sans qu'il soit possible d'en déterminer le nombre exact, ou même approchant, il est établi que les Confédérés se sont procuré un grand nombre d'armes européennes, et parmi celles-ci bien entendu des armes liégeoises. Le sujet principal de cette article étant les armes de poing utilisées par l'armée sudiste et en particulier les revolvers, je laisserai de côté les mousquetons, carabines et fusils divers fabriqués à Liège sur base des réglementaires français et anglais.

Depuis sa base de Londres, Caleb Huse faisait de son mieux pour se procurer, par le truchement de la London Armoury Company, le plus possible de revolvers à percussion ou à broche, de préférence en calibre .44, .36 ou en calibres européens approchants comme le 12 et 9 mm. On peut donc être certain que la LAC a approché certains armuriers liégeois pour se procurer ces armes, et a acheté sur le marché libre tous les lots qu'elle pouvait trouver.

Leur petit nombre et le manque total d'archives bien précises du côté confédéré, ne permettent même pas d'estimer le nombre de revolvers liégeois ayant été utilisés par les Sudistes. Les photos d'époque montrant des soldats confédérés armés de Lefaucheux 1854 ne permettent pas d'affirmer que ces revolvers soient des Lefaucheux originaux ou des copies belges ou espagnoles.

Ce qu'on sait avec certitude, par contre, c'est que les agents des deux camps chargés d'acheter des armes en Europe, se sont souvent trouvés obligés de se disputer les mêmes lots d'armes, et que dans ce cas le plus offrant emportait évidemment le marché. Au début de la guerre, la Confédération pouvait se permettre d'investir de grosses sommes, ce qui permettait à Caleb Huse d'emporter pas mal de marchés alors que les agents de l'Union se heurtaient encore à des difficultés administratives de leur côté, et recherchaient également l'uniformité; mais à partir de 1863, les revers subis par l'armée confédérée et le resserrement du blocus maritime ont rendu les choses de plus en plus difficiles pour la Confédération, qui non seulement vint à manquer d'argent mais voyait de plus ses voies de ravitaillement coupées.

Il est également certain que dans les semaines ou les mois précédant Fort Sumter, les états confédérés ont acheté sur place le plus possible de revolvers, tant à percussion qu’à broche. Ne pouvant s'approvisionner chez la plupart des gros fabricants américains, le plus souvent établis dans les états du nord et opposés à la cause sudiste, ils pouvaient cependant trouver sur le marché civil local bon nombre de Colts, Remington, Starr, Savage et autres.

Pour essayer d'avoir une idée du nombre de revolvers liégeois utilisés par les soldats confédérés (et faisant partie des lots achetés par la Confédération), on peut faire une comparaison des chiffres connus d'achats d'armes de poing européennes

Armée de l'Union:

9.146 Lefaucheux 1854 achetés en direct à Eugène Lefaucheux

1.500 Lefaucheux 1854 de la même série fournis par Alexis Godillot

944 Lefaucheux 1854 de la même série fournis par Georges Raphaël

333 Lefaucheux de la même série fournis par 6 intermédiaires américains

(Tous fabriqués par E. Lefaucheux, n° de série entre 25067 et 36900)

1.075 Beaumont-Adams (nombre non confirmé)

106 revolvers Raphaël à percussion centrale livrés par G. Raphaël

550 revolvers Perrin à percussion centrale, livrés par Godillot

25 revolvers Lefaucheux 1854 achetés en direct par Henri Stanford, ambassadeur américain en Belgique, à un armurier liégeois non identifié (probablement Francotte ou Janssen).

LES REVOLVERS BRITANNIQUES

La fabrique d'armes britannique London Armoury Company fut fondée le 9 février 1856. Parmi les actionnaires les plus importants, on trouve les noms de Robert Adams (inventeur du revolver Adams), et James Kerr (prononcez "CARR"). La société était établie sur l'ancien site de la South-Eastern Railway Company, dans le quartier de Bermondsey à Londres.

La société connut une période florissante grâce à la manufacture sous licence du revolver Adams. En 1859 cependant, ne pouvant accepter une décision du conseil d'administration d'augmenter la production de fusils d'infanterie au détriment des revolvers, quitta la société et revendit ses parts. James Kerr devint dès lors la figure de proue de la société.

L'augmentation de la production se concrétisa par la manufacture en masse du fusil Enfield modèle 1853, pour lequel la firme avait de gros contrats avec le gouvernement britannique ainsi qu'avec des clients privés.

La société ne se désintéressa pas pour autant du revolver, et James Kerr déposa même plusieurs brevets additionnels en ce sens.

En 1859 commença la production d'un nouveau revolver, qui devint connu sous le nom de Kerr's Patent Revolver.

Bien que la L.A.C n'ait pas obtenu de contrat avec le gouvernement britannique pour ces revolvers, des ventes modestes furent réalisées, à divers détaillants et unités de volontaires. En novembre 1861, le gouvernement des Etats-Unis acheta 16 revolvers, qui seront les seuls à être achetés officiellement par l'armée nordiste.

Lors de son arrivée à Londres au début de la guerre de Sécession, le capitaine Caleb Huse, chargé d'acheter des armes par le gouvernement confédéré, se rendit immédiatement au siège de la L.A.C et offrit à Kerr un contrat pour l'achat de sa production entière de fusils et de revolvers. Après quelques échauffourées avec des agents de l'Union également présents à Londres, et la résiliation d'un contrat en cours avec le gouvernement britannique, Caleb Huse réussit à signer un contrat avec la London Armoury, dans lequel était stipulé que cette dernière fournirait à Huse, pour le compte de la Confédération, toutes les armes qu'elle produirait.

Par ce contrat, la London Armoury devint pratiquement un arsenal confédéré établi en Angleterre.

Selon les archives qui ont survécu, environ 80.000 fusils Enfield et 9.000 revolvers Kerr furent vendus à Huse. Plus de 70.000 fusils et au moins 7.000 revolvers furent construits et expédiés, mais on ignore le nombre exact des armes ayant réussi à forcer le blocus de l'Union et à avoir été livrées à l'armée confédérée.

Quoi qu'il en soit, la London Armoury Company fournit plus de revolvers à l'armée confédérée que tout autre fabricant.

Le capitaine James D Bulloch, agent de la marine confédérée, signa également un contrat pour la livraison de revolvers de type Navy (cal .36). Aucun document portant sur les détails de ce contrat n'a cependant survécu.

Les armes livrées par la L.A.C. étaient considérées comme les meilleures de toutes les armes livrées à l'armée confédérée. Ceci a été confirmé tant par Huse que par Bulloch, ainsi que dans une lettre d'avril 1863, portant sur la commande de 200 revolvers par l'armée du Tennessee, et précisant que le Kerr était préférable au revolver Spiller & Burr.

Le sort de la London Armoury Company était si étroitement lié à celui de la Confédération, que la société cessa d'exister dans l'année qui suivit la chute de celle-ci.

LES REVOLVERS

Le revolver Kerr est fondamentalement différent des autres revolvers de son époque. Il est équipé d'un chien latéral et d'une platine "en-arrère" similaire à celle de nombreux fusils à percussion. Son mécanisme est extrêmement simple, et peut être réparé en tout lieu par n'importe quel armurier, sans qu'il n'ait besoin de pièces de rechange spécifiques.

L'axe du barillet entre dans la carcasse par l'arrière et il suffit de le tirer en arrière pour démonter le barillet.

Ce revolver fut produit dans les calibres .36 et .44, et aussi bien en double qu'en simple action, avec un barillet à 5 coups. Seuls les revolvers simple action en calibre .44 furent livrés à l'armée confédérée.

La plupart des marquages de ce revolver sont gravés, et non frappés comme sur les autres armes de ce type. Beaucoup portent, sur la face avant du bâti de crosse, les lettres JS et une ancre. Ce poinçon n'a aucun rapport avec l'armée confédérée, et on pense qu'il s'agit des initiales de J. Smiles, fabricant de crosses à Londres.

Les numéros de série des revolvers Kerr livrés à l'armée confédérée se situent entre 3000 et 10.000.
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MessageSujet: suite   Lun 11 Sep - 17:53

LES REVOLVERS FRANCAIS

Les "LE MAT"

Le Docteur Jean Alexandre François Le Mat était un Français venu s'installer à la Nouvelle-Orléans en Louisiane, aux environs de 1850. En-dehors de la médecine, Le Mat était un inventeur; et l'une de ses inventions, peu avant le début de la guerre de Sécession, est un revolver qui se révèlera unique en son genre, et supérieur à la plupart de ses concurrents.

Le 21 octobre 1856, Le Mat déposa aux USA le brevet de son arme, qui est enregistré sous le n° 15925. Ce brevet décrit la particularité unique de ces revolvers, à savoir le barillet tournant non autour d'un simple axe, mais d'un canon supplémentaire, et la possibilité de faire feu à loisir avec l'un ou l'autre des canons.

En 1859, Le Mat s'associe à Pierre Gustave Toutant Beauregard, alors major dans l'armée des Etats-Unis, et qui deviendra plus tard un général célèbre dans l'armée confédérée. La participation de Beauregard dans la société était de 1/4 des parts.

Le but de leur société était bien entendu de vendre le nouveau revolver à l'armée, et ils réussirent à intéresser le Ministère de la Guerre, qui demanda à examiner et tester l'arme. Les tests furent concluants et l'armée donna un avis favorable, avec toutefois la réserve de quelques changements mineurs destinés à faciliter les réparations et à alléger l'arme.

Malgré cette opinion favorable, l'arme ne fut jamais commandée par l'armée des USA. Le Mat et Beauregard se tournèrent alors vers les gros fabricants d'armes du moment, comme Manhattan Arms Co, Springfield Arms Co, Bacon etc, mais sans aucun succès. Dès lors, les associés cherchèrent d'autres débouchés hors des USA, et déposèrent pour ce faire leur brevet en France, Russie, Espagne, Belgique, Angleterre, Prusse et Saxe.

Le 10 avril 1860, Beauregard revendit ses parts à Le Mat et quitta la société pour poursuivre sa carrière militaire, cette fois dans l'armée de la Confédération. Peu après, Le Mat revendit 3/4 des parts de la société à un autre médecin français, Charles Frédéric Girard. Au matin du 12 août 1861, Le Mat était le seul fabricant d'armes ayant déjà un contrat avec le gouvernement confédéré, pour la livraison de 5.000 revolvers de son invention. Il y ajouta un contrat avec la marine, dont les termes sont égarés, mais dont les traces apparaissent dans des textes de juillet 1862.

La question a été posée de savoir si les Le Mat sont des revolvers américains ou européens. S'il est vrai que le premier brevet a été déposé aux USA, il est cependant douteux qu'une réelle production ait été réalisée dans ce pays, en-dehors des quelques dizaines de revolvers donnés à l'armée pour évaluation.

D'autre part, il est établi que la plus grande part de ces revolvers ont été produits en France. Il est donc normal de considérer ces armes comme un produit français.

De la même manière, Samuel Colt avait déposé son tout premier brevet à Londres en 1835, et aux USA seulement l'année suivante; mais il n'a commencé à produire des armes à Londres que quelque vingt ans plus tard, et pendant seulement quelques années. Il serait donc ridicule de prétendre que les armes Colt sont d'origine britannique.

Le Mat et Girard s'installèrent au 9, impasse de Joinville à Paris, où ils installèrent un atelier de montage des armes, dirigé par un certain Chevereau. Le système de production était calqué sur celui en vogue à Liège, St-Etienne et Londres, à savoir qu'un certain nombre de petits artisans de la place fabriquaient les pièces des revolvers, qui étaient ensuite assemblés dans l'atelier de montage.

Le Mat et Girard n'avaient pas de bonnes relations avec Caleb Huse, qui se plaignait sans cesse de la qualité des armes. Pour cette raison, de multiples changements mineurs furent apportés aux armes, ce qui provoque parfois la confusion parmi les collectionneurs d'aujourd'hui.

La production fut ensuite déménagée à Londres, où les revolvers destinés à l'armée furent fabriqués par Aston Bros, et ceux pour la marine par Tipping & Lawden.

La seule différence entre les revolvers de l'armée et ceux de la marine, est un poinçon M apposé sur certains revolvers (pas tous) livrés à la marine.

LES REVOLVERS

Malgré d'innombrables variations mineures, il n'existe, à l'époque de la guerre de Sécession, que deux modèles de revolver Le Mat, avec entre eux, ce qu'on pourrait appeler un "modèle de transition".

Les revolvers Le Mat sont d'un calibre légèrement inférieur à celui de leurs concurrents Colt, Remington et autres (.41 au lieu de .44), ce qui leur donne une puissance d'arrêt moindre; ils compensent cependant largement cet handicap par une puissance de feu largement supérieure, avec un barillet à 9 coups au lieu de 6, et surtout avec leur canon central lisse, de calibre 20 (.65), qui peut être chargé à balle mais qui en fait est destiné à recevoir une charge de chevrotines. Avec une telle charge et la dispersion due à la longueur du canon et à l'absence de choke, les Le Mat sont des armes redoutables, qui en combat rapproché ou en lieu clos font des ravages comparables à ceux de nos modernes riot-guns.

TOUS les revolvers Le Mat de cette période ont un barillet à 9 coups de calibre .41, et un canon central à âme lisse de calibre 20.

Bien construits et robustes, ces revolvers sont indubitablement supérieurs à tous les autres revolvers à percussion utilisés pendant la guerre de Sécession.

LE PREMIER MODELE

Le premier modèle ont un canon rond, avec une partie octogonale vers la chambre; leur refouloir est placé à droite, le long du canon, et leur pontet est muni d'un repose-doigt. La calotte de crosse est légèrement arrondie, et pourvue d'un anneau de calotte de type classique. Le ressort principal, logé dans la poignée, est très court.

Les n°s de série de 1 à 450, sont également marqués du logo Le Mat, constitué des lettres L et M en cursive, dans un cercle.

LE SECOND MODELE

Suite aux demandes formulées par l'armée, le second modèle Le Mat a un canon octogonal sur toute la longueur, et a le refouloir fixé du côté gauche de ce canon. Le pontet est ovale, et l'anneau de calotte est intégré d'un bloc dans la calotte elle-même. Sur ces revolvers, le logo Le Mat est formé des lettres LM en capitales d'imprimerie surmontées d'une étoile à cinq branches. Le ressort principal de ces revolvers est beaucoup plus long que sur le 1er modèle. Toutes les autres spécifications sont identiques à celles du 1er modèle.

Les n°s de série du 2nd modèle vont de 950 à 2500 environ.

LE MODELE DIT " DE TRANSITION"

Les n°s de série entre 450 et 950 sont des armes constituées de pièces appartenant aux deux modèles; ont peut y trouver des armes ayant, par exemple, un canon du 1er modèle et une carcasse, un pontet et une crosse du second modèle, ou toute autre combinaison. Aucune explication satisfaisante à l'existence de ce modèle n'a pu être donnée jusqu'ici.

Il existe cinq, ou même six marquages différents sur les canons des revolvers Le Mat, comme le montrent les photos ci-après, selon qu'ils aient été construits aux USA, en France ou en Angleterre.

UN SEUL revolver a été retrouvé portant un sixième type de marquage, "LEMAT BREVET", ainsi que les poinçons d'épreuve de Liège. Cette arme est à l'état presque neuf, et il est peu probable qu'elle ait servi durant le conflit. Ce revolver est en tous points semblable aux autres et de qualité égale. Il porte un n° de série élevé, et il n'est à ce jour pas possible de dire s'il s'agit d'un exemplaire unique commandé par Le Mat pour évaluer la qualité du travail liégeois, ou si des armuriers liégeois ont produit des Le Mat sur commande du docteur. Certains auteurs cependant, penchent pour une production modeste, absorbée par la guerre, parce que le revolver en question a été totalement fini, ce qui est inhabituel pour un revolver d'essai.

Environ 3.000 Le Mat ont été produits au total, mais le nombre exact des armes ayant pu être livrées aux confédérés est inconnu. les numéros de série des armes fabriquées à Paris vont de 1 à 2500; ceux de Londres vont de 1 à 128, puis passent à 5208 et ensuite directement à 8000, ce qui est pour le moins bizarre lorsqu'on sait que Londres n'a produit que quelques centaines de ces armes
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grognard



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MessageSujet: suite 2   Lun 11 Sep - 17:54

LES "LEFAUCHEUX"

Fils de Casimir, l'inventeur de la cartouche à broche, Eugène Lefaucheux s'est très tôt révélé un armurier de génie, double d'un excellent homme d'affaires. Il serait fastidieux et hors de propos de reprendre ici toutes les étapes de sa vie, mais nous pouvons en citer les grands traits.

Né en 1832, il apprit très tôt avec son père les techniques de dessin et de manufacture des armes à broche inventées par ce dernier. Dès son plus jeune âge, il fut familiarisé avec les mécanismes d'armes; et à la mort de son père en 1852, seul des sept enfants restant encore en vie, il hérita non seulement l'armurerie et les brevets de Casimir, mais surtout son génie inventif et son profond intérêt pour la mécanique en général.

Afin de faire prospérer au mieux l'affaire héritée de son père, Eugène eut la bonne idée de se rendre à Liège afin de parfaire ses connaissances. Il se familiarisa non seulement avec les techniques de manufacture en pratique dans l'imposante industrie armurière belge, mais aussi avec l'art de la négociation que pratiquaient les firmes locales bien établies telles Pirlot, Dandoy, Francotte et Colette.

De retour à Paris fin 1853, il obtint un prêt d'argent de son futur beau-père, grâce auquel il entreprit de moderniser et de remodeler les ateliers de son père au 37, rue Vivienne à Paris, que sa mère avait continué à gérer pendant son absence. Son succès ne s'arrêtera plus.

Pendant l'année qu'il passa à Liège, Eugène fut grandement impressionné par les copies belges du Colt 1849 Pocket et du 1851 Navy. Comme le prouvent les croquis de sa toute première demande de brevet, ce sont ces modèles qu'il voudra au départ adapter à la cartouche métallique à broche. Bien que nulle part le nom de Colt n'ait été mentionné, il est évident que l'idée de base se rapportait à ces revolvers très populaires à l'époque.

Cependant, l'idée d'Eugène était non pas d'aller transformer des armes concurrentes déjà bien connues et appréciées, mais plutôt de breveter un système capable de moderniser tout revolver existant et de protéger cette innovation.

Ceci le conduisit à déposer, en avril 1854, une demande de brevet pour un revolver d'un type nouveau, qui sera appelé à devenir l'arme de poing militaire la plus largement utilisée en Europe pour plusieurs décades à venir, et qui donnera naissance à d'innombrables copies et dérivés qui feront la fortune des armuriers liégeois, espagnols, anglais, danois, allemands, français, russes et j'en passe. Il obtint le brevet 19380 le 10 juin 1854; et 12 jours plus tard, il déposa la même demande à Londres, accompagnée cette fois d'un croquis de ce qui deviendra le fameux Lefaucheux 1854.

Il obtint le brevet n° 995 à Londres en juillet 1854, et c'est ce brevet qui découragea Rolin White, un an plus tard, d'essayer de faire protéger en Angleterre son "invention" du barillet percé de part en part.

LE REVOLVER MODELE 1854

Il s'agit d'un revolver à carcasse ouverte, à simple action, dont la structure en 3 éléments n'est pas sans rappeler celle du Colt, quoique là s'arrête la comparaison.

Pratiquement aussi puissant et tout aussi solide et fiable que le Colt, le Lefaucheux présente l'immense avantage sur celui-ci d'utiliser une munition fiable, facile et rapide à charger, insensible aux intempéries et légère, ce qui la rend aisée à transporter. Son usage est très simple et à la portée de n'importe qui, ce qui n'est pas toujours le cas des revolvers à percussion du type Colt ou Adams.

Il n'est pas faux de dire qu'avec son "Modèle 1854", Eugène Lefaucheux avait créé l'arme de poing la plus moderne du monde à son époque.

L'arme fut fabriquée tant pour les marchés militaires ouverts que pour le marché civil. Elle porte la mention "Inv E. Lefaucheux Bvte SGDG à Paris", soit sur le haut du canon, soit sur le côté gauche de la carcasse, sous le barillet, soit les deux. Le n° de série, précédé généralement des lettres LF et d'un poinçon représentant un pistolet à brisure ouvert, se trouve du côté opposé sur la carcasse. Le canon mesure 155 mm et est au calibre 12 mm (.472)

En-dehors de quelques modifications du début de production, l'arme demeurera inchangée tout au long de sa production. La photo 3 montre un tout premier modèle, les photos 4.5 et 6 le modèle standard de cavalerie.

Le modèle "militaire" possède un pontet à repose-doigt et une calotte "diamant", tandis que le modèle civil possède un pontet rond et une calotte arrondie. Le modèle civil est souvent confondu avec le 1858 de Marine.

Ces revolvers ont été produits à des centaines de milliers d'exemplaires et ont équipé plusieurs armées européennes, mais revenons aux Etats-Unis et à la guerre de Sécession.

LES ACHATS DE L'ARMEE DE L'UNION

Bien qu'au courant des essais et de l'adoption de l'arme par l'armée française, et malgré tous les rapports favorables, le US Ordnance Department ne commença à s'intéresser à l'arme qu'en mai 1857. Après une série de tests, le revolver Lefaucheux fut jugé excellent et proposé comme arme de poing pour la cavalerie. Il était également commercialement soutenu par la firme Sharps; cependant, le chauvinisme américain fit que les gros contrats furent signés avec les producteurs américains tels que Colt, Remington et Starr qui en étaient toujours au vieux système à percussion. Il fallut attendre la chute de Fort Sumter en 1861 pour que le Lefaucheux devienne enfin une arme militaire appréciée.

Juste avant le début des hostilités, Eugène Lefaucheux avait obtenu un brevet aux USA, sous le n° 31809, tant pour un fusil que pour son fameux revolver.

Ensuite, entre septembre 1861 et mars 1862, l'armée de l'Union acheta au total 11.833 Modèle 1854, dont 10.000 furent livrés par Lefaucheux en direct, 1500 par Alexandre Godillot (Paris et Liège), et 333 par 6 autres transitaires américains. TOUS ces revolvers ont été fabriqués par Eugène Lefaucheux et portent des numéros de série allant du 25067 au 36900. Ils ont tous été distribués aux troupes et ont servi pendant le conflit. Le revolver des photos 4 à 6 porte le n° de série 34059 et est un de ceux-là. L'armée de l'Union acheta également 1.815.680 cartouches de calibre 12 mm à broche, dont environ 10 % furent fabriquées sur place par C.D. Leet & Co. (cette société est mieux connue de par son association avec Gallager).

LES ACHATS DE L'ARMEE CONFEDEREE

On sait que le capitaine Caleb Huse, alors âgé de 31 ans, se trouvait à Londres et avait pleins pouvoirs pour acheter le plus possible d'armes pour le compte de la Confédération. On sait également que son plus gros fournisseur était la London Armoury Co, qui fournit à elle seule 80.000 fusils Enfield et 9.000 revolvers Kerr à percussion.

Il est également établi que Huse acheta par le biais de cette société nombre de revolvers à broche du modèle 1854, et que par ailleurs la London Armoury en avait déjà vendu aux Etats-Unis avant la guerre de Sécession, et même pendant celle-ci via son agence sur place.

Les archives CSA sont très fragmentaires, mais permettent néanmoins d'estimer à 250.000 le nombre approximatif d'armes de poing de différents types importées par la Confédération durant les années de guerre. Ces armes venaient d'Angleterre, de France et de Belgique pour la plupart. On ignore le nombre exact de revolvers Lefaucheux 1854 utilisés par les soldats confédérés, mais les daguerréotypes qui ont survécu prouvent que ce revolver a été largement utilisé. D'autre part, les Confédérés éprouvant de grosses difficultés à se procurer des armes et munitions, se sont rabattus sur tous les types de revolvers à broche qu'ils pouvaient se procurer, qu'ils soient en 12 ou en 9 mm, et même en 7 mm faute de mieux.

Au cours de la guerre, le blocus nordiste devenant de plus en plus efficace, les Confédérés durent avoir recours à des transports fractionnés et transitant par les Bermudes et autres destinations, sous des appellations diverses masquant la nature exacte des marchandises transportées. Il est même établi que les Confédérés achetaient des armes à New-York chez des sympathisants sudistes comme Schuyler ou Hartley & Graham, et que ces armes étaient passées en fraude à travers les lignes de l'Union.

Sans archives détaillées, il est très difficile d'estimer le nombre de revolvers Lefaucheux 1854 importés et utilisés par les troupes confédérées; mais différents auteurs, sur base des informations fragmentaires qui nous sont parvenues, s'accordent à en estimer le nombre entre 2.000 et 5.000, rien que de ce modèle.
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Chaplain Turner



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MessageSujet: Re: LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR   Mar 12 Sep - 10:39

Le pourcentage de révolvers européens chez les sudistes devait quend meme etre faible.
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grognard



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MessageSujet: Re: LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR   Mar 12 Sep - 15:38

quelques exemples ; d'abord pour le nord:




Et pour le sud :

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grognard



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MessageSujet: Re: LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR   Mar 12 Sep - 15:40

ET toujours plus fort avec super grognard !!!! la suite célèbre des revolvers européens !!!

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grognard



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MessageSujet: Re: LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR   Mar 12 Sep - 15:48

si le chaplain avait bien lu environ 250 000 armes de poing européennes ont été importés par la cofédération et meme si la moitié a pu passer le blocus reste encore 125 000 armes!!! les daguéréotypes ne sont pas rares la preuve au dessus!!
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grognard



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MessageSujet: Re: LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR   Mar 12 Sep - 15:54

différent modéles pour une meilleure compréhension :

LEFAUCHEUX 1854 MARQUE CSA


KERR MARQUAGE CSA


PERRIN

BEAUMONT-ADAMS
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MessageSujet: Re: LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR   Dim 24 Sep - 6:51

Il existe des colt de fabrication belge est ce que tu as de la documentation la dessus, le Hussard en a vendu un exemplaire il n'y a pas si longtemps que cela
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MessageSujet: Re: LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR   Dim 24 Sep - 9:04

Si votre chemin croise un Colt 1860 Army de marque Centaure, sautez dessus, les collectionneurs se les arrachent à des prix fous.(600 € environ)la firme a fermé ses portes il y a quelques années seulement
caracteristiques :

sur le barillet :
-pas de gravure
-poinçon du banc d'épreuve de Liege(ELG dans un ovale)
sur le canon :
-centenial trade mark
sur la carcasse face gauche :
-un centaure
sur le talon de crosse :
-made in Belgium


Dernière édition par le Dim 24 Sep - 11:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR   Dim 26 Nov - 13:35

Pour vous informer qu'il existe une réplique de pistolet européen peu courante
Le pistolet Dreyse, de l'inventeur allemand du fusil qui a fait 1870, est a votre disposition, si vous souhaitez faire l'acquisition d'un modèle sortant un peu de l'ordinaire

Voici la fiche technique:

modèle: Réplique de révolver à aiguille Dreyse
Fabricant: Historicazl Firearms
Prix : à partir de 3500 € çà refroidit
fonctionnement platine double action
calibre 9.05 mm
capacité 6 cartouche
longueur: 292 mm
largeur 40 mm au maximum
poids 1260 g
organes de visée: cran de mire taillée dans la carcasse et guidon sur queue d'arronde

réplique parfaite à l'exception de quelques concessions mineures, cartouches papier

Et oui, comme le français Lefaucheux, il y en a eu de celà!!!
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MessageSujet: Re: LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR   Dim 26 Nov - 13:44

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MessageSujet: Re: LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR   Mer 29 Nov - 17:06

BELGIQUE: revolvers pour la Confédération.

Seul un contrat a été répéré: 3.000 revolvers commandés par la Nouvelle-Orléans à la maison J.B. Rongé fin 1861 livré début 1862. Il a été supposé qu'il s'agissait de la copie du Colt Navy 1851 .36

Il a été signalé des revolvers Devisme portant les marques d'épreuve de Liège.

Plusieurs firmes liégeoises, Francotte, Pirlot Frères, Dandoy,... ont fabriqué sous licence des Adams, Tranter, Kerr surout pour la London Armoury C°

Quant aux Lefaucheux, impossible de dire le nombre provenant de Liège.

Référence:L'armurie liégoise et la guerre de Sécession par Francis BALACE
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MessageSujet: Re: LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR   Jeu 30 Nov - 16:37

BELGIQUE: revolver pour l'Union.

Les 10.000 Lefaucheux achetés par le Colonel Schuyler en Europe en septembre 1861 ont probablement été fabriqués à Liège par la maison P.J. Lemille. Le prix de revient y était de 46,10 francs alors qu'à Paris il était de 58,20 francs. De plus Lefaucheux touchait en Belgique une prime pour l'utilisation de son brevet.

Il n'est pas impossible que les revolvers Perrin fournis par la maison Alexis Godillot (France) furent également fabriqués en Belgique où existait un succursale.

La maison Schuyler, Hartley & Graham importa 41 "revolvers Colt belges". Certains des 647 Adams, 16 Kerr, 26 Beaumont, 20 Lefaucheuxégalement vendus par cette firme à l'US Army étaient probablement en provenance de Liège.

Références: BALACE, op.cit.
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MessageSujet: Re: LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR   Jeu 30 Nov - 17:03

COLT "BELGE"

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MessageSujet: Re: LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR   Ven 1 Déc - 10:04

j'ai un petit liégois (pas dans ma cave comme certains) dans mon bureau, à broche. Je pensais l'utilisé en CW type arme de poche.
C'est donc envisageable, en plus du sabre et du 36 ou 44 ? pour achever un rebel ou abattre un sudiste qui s'évade, non ?
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MessageSujet: Re: LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR   Dim 3 Déc - 18:44

c'est plausible, le problème est de confectionner des munitions à blanc pour les armes à broche, c'est assez délicat
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MessageSujet: Re: LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR   Jeu 7 Déc - 13:26

houlala, je cherche pas si loin !!!!!
juste de l'avoir dans la poche, question de faire plausible.
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MessageSujet: Re: LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR   Lun 11 Déc - 9:39

c'est faisable, un ami armurier en a mis au point (en 9m/m ) et ça fonctionne
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MessageSujet: Re: LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR   Lun 11 Déc - 14:20

Puis sinon tu gueullera PAN, comme ça les gars du 20th Me seront rassurés aussi... Twisted Evil
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MessageSujet: Cartouches à broches   Lun 11 Déc - 17:43

Les "broches" se font assez facilement à partir d'etuis modernes, 320=>32ACP, 12mm=>45ACP, un peu "chiant " à faire, mais avec de bons resultats, amorces Berdan obligatoires pour que cela fonctionne. Pour plus de détails, me contacter.
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MessageSujet: Re: LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR   Mer 13 Déc - 10:50

pour le 9 m/m, on utilise des douilles de chasse cal 7x64 ou 270 w (c'est la même base)
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MessageSujet: Re: LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR   Jeu 14 Déc - 9:33

http://poudrenoire.forumactif.com/viewtopic.forum?t=7192

ic joint un lien du site "les armes à poudre noire" sur la fabrication de cartouches à broche
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MessageSujet: Re: LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR   Ven 26 Jan - 21:06

Pour le pistolet lefaucheux a broches c'est bon et grandin peut te faire un holster sur mesure et qui ressemble à un vrai
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MessageSujet: Re: LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR   Ven 26 Jan - 21:59

Pour la France, j'ai trouvé en documentation:

pOUR LE NORD
LE RAPHAEL, LE LEFAUCHEUX, ET LE PERRIN FURENT A CARTOUCHE METALLIQUE

Le Devisme et le Houlier-bLANCHARD FURENT A PERCUSSION

pOUR LE SUD UN CERTAIN NOMBRE DE lefaucheux FUT IMPORTé DANS DIFFéRENTES VARIENTES, donc le sieur Jacobin peut le porter à la ceinture

On trouve pour le Nord les deux versions du Lefaucheux, Navy et Army
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MessageSujet: Re: LES REVOLVERS EUROPEENS ET LA CIVIL WAR   Aujourd'hui à 11:31

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